Les typologies de SAE

Nous nous concentrons ici sur l’accompagnement des Startups et de l’entrepreneuriat innovant (cf glossaire).

Nous savons que beaucoup de SAE qui opèrent en Afrique s’adressent à un public très hétérogène, composé souvent de Startups mais également de PMEs, de micro-entreprises, voire parfois d’entrepreneurs de survie. Dans cette première partie, nous partons des besoins d’une Startup, pour comprendre comment adapter le modèle et le positionnement de sa SAE aux profils des entrepreneurs.

Source : vimeo.com/1044759196

Titre : Les typologies de SAE, 2025 | Auteur(s) : Abderrahmane CHAOUI (Sendemo) | Licence : CC-BY-SA 4.0 |

Ce contenu, aujourd’hui mis à disposition d' Afric’innov, de l’AFD à travers Campus AFD, et des bénéficiaires de cette formation, a été produit lors d’une étude menée par Sendemo pour le compte de Digital Africa. 

Retrouvez ici la présentation "Historique et catégorisation des SAE en Afrique"

Points clés à retenir

  • Une Startup, quelle qu’elle soit, a toujours besoin des mêmes ingrédients de base disponibles autour d’elle. Qu’ils soient fournis par l’entrepreneur et son réseau, ou par l’environnement dans lequel il créé sa startup (cf les 5 personas clés expliqués dans l’historique).
  • Pour être pertinente dans sa proposition de valeur, une SAE doit savoir identifier, dans son environnement et dans le profil de chaque entrepreneur, les ingrédients clés qui lui sont manquants, afin d’articuler sa mission - et les services qui vont en découler - en fonction. 
  • Plus un environnement est consistant et développé, plus la mission de la SAE sera précise, orientée business et sophistiquée. Plus au contraire, ces ingrédients sont absents ou les bénéficiaires de la SAE éloignés des opportunités entrepreneuriales, plus la mission de la SAE devra être orientée sur des objectifs larges (éducation), tout en restant élémentaire dans les objectifs qu’elle se fixe (cursus basiques et accessibles). 
  • Les SAE doivent également être précises dans la sélection des profils qu’ils accompagnent et veiller à créer de l’homogénéité au sein de leurs cohortes, car les besoins d’accompagnement (connaissances, réseau, capital…) varient de très experts (mise en relation à des CVCs très spécialisés) à très élémentaires (exposition à des business angels locaux) selon les profils. 
  •  Il est très important de s’affranchir de tout prisme sectoriel lors de la sélection des projets à accompagner. De même, il faut être très précis, en veillant à accompagner au sein des mêmes cohortes des business partageant des caractéristiques communes (time to market, business model, vision marketing…). Ainsi, on s’assure de projets qui doivent avancer au même rythme et requièrent les mêmes services (compétences, type de capital, talents…). On peut même imaginer créer des synergies au sein des mêmes cohortes et en tirer de la valeur.

Digital Africa investit et accompagne les Startups tech africaines en priorité dans les écosystèmes en devenir. Digital Africa cible les entrepreneurs dès la phase de pré-amorçage en investissant directement dans la Startup et en proposant une offre d’accompagnement sur-mesure.

L’approche s’appuie sur un diagnostic clair des besoins des entrepreneurs pour développer des programmes autour de trois grands axes : 

  • Le renforcement des compétences des Startups numériques en amorçage sur le continent, par la formation des équipes comme l’accès aux talents locaux formés aux métiers de la Startup
  • L’accès facilité à des financements adaptés à l’amorçage à travers la mise en place de dispositifs de financement agiles comme de l’animation de communautés d’investisseurs
  • L’accompagnement de politiques d’innovation ‘made in Africa’ favorables aux entrepreneurs numériques innovant en Afrique.

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